Nos actualités

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Le quotidien des enfants, des jeunes et des familles est ponctué d’évènements, de fêtes et de projets conduits tout au long de l’année dans nos services. L’art, la culture, les sciences, le sport, sont présents dans les activités proposées sous formes d’ateliers organisés avec des intervenants ou sous forme de sorties culturelles ou de voyages à l'étranger. La fondation OPEJ organise des évènements forts pour présenter ses activités ou réfléchir à des questions qui animent le domaine de la protection de l’enfance. Retrouvez ici nos actualités.

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Actualités

  • Projet de solidarité pour le Liban à la Maison d’enfants de Rueil

    Projet de solidarité pour le Liban à la Maison d’enfants de Rueil

    2020-12-01
    Début septembre, la Mairie de Rueil a lancé une collecte de vêtements et de fournitures scolaires pour la Ville de Zouk Mikaël qui est jumelée avec Rueil-Malmaison. Une dizaine d’enfants et jeunes de la Maison d'enfants de Rueil-Malmaison ont été sensibilisés à la situation du Liban suite aux évènements dramatiques survenus cet été sur la zone portuaire de Beyrouth. Ils ont participé au projet de collecte de papeterie et fournitures solaires destinés aux jeunes zoukiotes. L’argent collecté lors de l’OPEJ Bar (organisé pendant le confinement) a été injecté dans le projet. Ce projet survient après un braquage de la caisse par des jeunes de la Maison d'enfants,qui se sont, du coup, impliqués dans ce projet solidaire en restituant leur butin dans un processus de réparation. L'implication et ce message de fraternité ont été salués par le Maire de Rueil-Malmaison, Patrick Ollier, qui leur a adressé un courrier de remerciements.
  • Référent parcours PRIJ : un métier pour favoriser l'insertion des jeunes en Île-de-France

    Référent parcours PRIJ : un métier pour favoriser l'insertion des jeunes en Île-de-France

    2020-12-15
    Déployé par le préfet de la région d’Île-de-France en 2018, le plan régional d’insertion pour la jeunesse se fonde sur la coopération entre l’ensemble des acteurs de terrain et vise à obtenir des résultats significatifs en termes d’insertion sociale et professionnelle des jeunes des quartiers. Plusieurs villes dont les Quartiers classés en Politique de la Ville  (QPV) parmi lesquelles Garges-lès-Gonesse et Sarcelles où sont implantés deux de nos services de prévention spécialisée ont été identifiées pour bénéficier de ce plan. Ainsi en décembre 2019,la Fondation OPEJ s'est engagée dans un PRIJ. Voir article publié au moment de la signature.

    Rencontre avec Isabelle AKKAYA, Référente Parcours PRIJ de notre Service de prévention spécialisée de Sarcelles qui nous parle ici de l’accompagnement qu’elle mène auprès des jeunes adultes depuis août 2020.

    Isabelle, pour commencer, pouvez-vous vous présenter, nous parler de votre parcours ? Comment devient-on Référente parcours PRIJ ?
    J’ai suivi un cursus universitaire dans la filière sociale. Dans le cadre de mes études, j’ai mené de nombreuses enquêtes de terrain (d’observation, de sondage) sur différentes problématiques et sur divers groupes sociaux. L’humain est au cœur de notre métier. Nous devenons Référentes de parcours PRIJ à partir de l’instant où nous avons la volonté et la motivation de l’être. Pour devenir Référente de parcours, il faut tout d’abord être un minimum sociable (aimer le contact humain), ouverte d’esprit, patiente, à l’écoute et faire preuve d’empathie. Attention ! Il faut aussi avoir un minimum de connaissances des services qui peuvent exister. 

    « Aller vers » et « faire avec » sont les mots d’ordre de la mise en œuvre de ce plan. Comment prenez-vous contact avec les jeunes ? Comment sont-ils repérés ?  Quelles sont les conditions pour qu’un jeune bénéficie de ce dispositif ?
    Pour « aller vers » les autres, il faut avoir la fibre sociale. Tout est une question d’interaction.  Pour ma part, je repère et je contacte les jeunes en échangeant avec les autres (collègues éducatrices, partenaires…) et en menant une enquête de terrain. Pour bénéficier du dispositif PRIJ, il faut être âgé de 16 à 30 ans, avoir un projet professionnel et ne percevoir aucun revenu. Ces jeunes relevant du PRIJ, sont appelés, dans le domaine du social, « les invisibles », ce qui signifie non connus, non suivis par quelconque organe.

    Vous accompagnez les jeunes sur le plan de l’insertion sociale, citoyenne et professionnelle. Pouvez-vous nous expliquer ?
    Nous accompagnons, prenons en charge les jeunes sur tous les volets. Nous intervenons, sur le plan social, administratif, financier et juridictionnel.

    Pouvez-vous nous présenter les différentes étapes du parcours d’un jeune suivi ?
    Il y a en effet différentes étapes :
    1 : phase d’identification du jeune relevant du PRIJ.
    2 : phase de prise de contact avec proposition d’un entretien physique
    3 : phase de connaissance avec présentation du professionnel
    4 : phase d’appui sur les expériences qui permet d’échanger sur le parcours scolaire, professionnel et personnel (en cas de besoin, de volonté) du jeune.   
    5 : diagnostic de la situation, identifier et analyser les diverses problématiques rencontrées.
    6 : accompagnement au développement du savoir-faire et des compétences. Nous menons les démarches nécessaires (un travail sur les lacunes du jeune : conseil, orientation, et mise en relation…) afin de répondre au mieux aux demandes et aux besoins de la personne.
     
    Avec quels partenaires travaillez-vous ?
    Dans le cadre de mes missions, je travaille principalement avec la Mission locale, le Territoire d'Intervention Sociale et Médico-Sociale de Sarcelles (TISMS) et le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS), la Croix Rouge Française, le cabinet de recrutement Mozaïk RH, etc.
    Dans certains cas, je sollicite des centres de formations et des professionnels.

    Si besoin, intervenez-vous également sur le plan de la santé. Comment ?
    Oui, je peux intervenir sur le plan de la santé. Un jeune relevant du PRIJ peut être atteint d’une maladie. Dans ce cas, je l’informe des différents droits dont il dispose. Je peux également orienter ce jeune vers des structures associatives comme par exemple : L’ADAPT qui se charge des personnes vulnérables (en situation d’handicap, atteintes d’une maladie…). Cette association mène un accompagnement pour l’insertion sociale et professionnelle.

    L’art et la culture peuvent également être des leviers de remobilisation professionnelle et personnelle.  Vous appuyez-vous sur des projets d’action culturelle avec les jeunes ?
    En lien avec la Mission locale, nous avions la volonté de mettre en place un projet de découverte des métiers de l’Opéra autour de "La Traviata" de Verdi en partenariat avec l’Opéra de Paris. En raison de la situation sanitaire, ce projet a été suspendu. L’objectif était double : casser les idées reçues sur l’opéra et son public et rencontrer les professionnels de l'Opéra (où de très nombreux métiers sont représentés : artistes, techniciens, personnel administratif…). Ce projet était très intéressant car il dépassait la simple sortie culturelle et permettait de découvrir un volet du secteur professionnel culturel.

    Chaque jeune a sa propre temporalité. Combien de temps dure un suivi ?
    La durée d’un suivi varie en fonction des différents cas et des problèmes qui se posent.

    Associez-vous les parents dans le suivi du parcours ? Comment ?
    Il est important de connaître (plus ou moins) la situation des parents. La situation des parents (en couple ou divorcé, actif ou non actif, en situation d’handicap ou non handicap…), l’éducation des parents, le soutien des parents ont un impact sur le comportement, le raisonnement et la situation de leurs enfants.

    La relation de confiance joue un rôle clef dans l’accompagnement. Vous jouez un rôle de facilitatrice mais pour que cela fonctionne, il faut que le jeune soit acteur de son projet. Que leur dites-vous ?
    Il est primordial que le jeune se sente écouté, soutenu et apprécié.
    Je suis très présente, je me rends disponible, j’essaye toujours de garder le contact : « Si jamais, vous avez des questions ou autres, n’hésitez pas à me contacter », de les rassurer : « Il ne faut jamais perdre espoir … ». À travers ces phrases évoquées, nous pouvons voir qu’il y a un soutien.
    L’écoute et le soutien motivent et amènent le jeune suivi à être acteur de son projet. La parole peut rassurer, mais seulement sur un temps déterminé. Ce sont les actions, les services proposés, l’investissement qui peuvent réellement lui faire prendre confiance et l’aider à construire son parcours.

    Merci,Isabelle, de nous avoir fait partager votre expérience.
    Propos recueillis par Virginie Delumeau, le 14 décembre 2020
  • La Fondation OPEJ, experte auprès des autorités et des réseaux partenaires

    La Fondation OPEJ, experte auprès des autorités et des réseaux partenaires

    2020-12-08
    La Fondation OPEJ assure une mission de témoignage et de prise de position citoyenne et professionnelle dans le champ des politiques sociales qui la concernent. Dans chaque territoire où elle agit au quotidien auprès des enfants, des jeunes et des familles, elle est présente dans une diversité de réseaux institutionnels et associatifs. Elle est membre entre autres des commissions suivantes : 

    L’observatoire de la Protection de l'Enfance du Département du Val d’Oise
    Placé sous l'autorité du Président du Conseil départemental, l'Observatoire départemental de la protection de l’enfance (ODPE) contribue à mieux faire connaître le dispositif de protection de l'enfance, tant à l'échelon départemental qu'à l'échelon national et à le faire évoluer. Il favorise la collaboration et l'articulation entre l'ensemble des acteurs de la protection de l'enfance et ceux qui y concourent. La Fondation OPEJ y siège pour un nouveau mandat de 3 ans au titre des accueils de jour éducatifs et est représentée par son directeur général, Johan Zittoun.

    Commissions sur le statut des enfants confiés 
    Véronique Szwarcbart, directrice de la Maison d’enfants de Maubuisson participe à la Commission des enfants délaissés dans le Val d’Oise et Marine Dijoux, directrice adjointe de la Maison d’enfants de Rueil participe à la Commission d’examen de la situation et du statut des enfants confiés (CESSEC) dans les Hauts-de-Seine. 
    À l’initiative de chaque département, cette commission réunit régulièrement une vingtaine de professionnels de l’enfance : psychologues, médecins, professionnels de l’ASE, personnels de PMI, directeurs de Maisons d’enfants et un représentant en Conseil de famille des pupilles de l’état. Par ces regards croisés et distanciés, l’objectif est d’étudier la situation d’un enfant placé, considéré comme délaissé par sa famille selon l'article 381-1 du code civil, issu de la loi du 14 mars 2016. L’issue est de lui proposer un parcours différencié qui n'entraîne pas forcément une adoption mais lui garantit une stabilité à long terme, quelle que soit la forme du projet de vie qui puisse lui être proposé. 7 à 8 dossiers sont examinés, trois fois par an. 

    Commission de la Protection de l’Enfance à l’URIOPSS
    Ludivine Bret, directrice de la Maison d’enfants et de l’espace familial de Rueil-Malmaison est membre, depuis un an, de la commission Protection de l'Enfance de l’URIOPSS. Cette instance réunit les acteurs des départements d’Ile-de-France autour d’enjeux divers liés à la Protection de l'Enfance. Avec d’autres directeurs, elle anime aussi le collectif des directeurs, centralise et transmet les informations. L'URIOPSS porte ensuite la voix collective des acteurs de terrain, auprès des autorités compétentes : Conseils départementaux ou, si nécessaire, au Cabinet du Secrétaire d'État, chargé de l'enfance et des familles. L'URIOPSS se tourne alors vers l'UNIOPSS qui représente le réseau au niveau national.

    Le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Sarcelles a pour rôle de lutter contre l’exclusion, d’accompagner les personnes âgées, de soutenir les personnes souffrant de handicap et de gérer différentes structures de la petite enfance, en liaison étroite avec les institutions publiques et privées à travers une politique d'aide financière et d’accompagnement social. Virginie Bokobza, directrice du SAFEJ à Sarcelles représente la Fondation OPEJ aux commissions qui ont lieu tous les mois et où siègent des représentants de la Mairie et des professionnels des structures sociales de la Ville. Participer à cette instance permet d’évaluer les besoins des bénéficiaires de la Ville et de se rendre compte des orientations sociales de la Mairie.

    Fonds d’Aide aux Jeunes de Paris
    À Paris, Frédéric Fappani, responsable de notre service de prévention spécialisée de Paris 19ème « Le Club du Canal » siège aux commissions du Fond Départemental d'Aide aux Jeunes (FDAJ) une fois par mois. 
    C’est un dispositif départemental de dernier recours destiné aux jeunes de 18 à 25 ans en grande difficulté sociale. Il vise à favoriser leur insertion sociale et professionnelle et, le cas échéant, à leur apporter des secours temporaires pour faire face à des besoins urgents. « Le Club du Canal » propose également 10 à 30 demandes de jeunes suivis par le service qui sont examinés par des professionnels œuvrant envers la jeunesse dans le cadre de l’emploi et la formation, l’hébergement d’urgence, les services sociaux, les services de prévention spécialisée et le Département de Paris. 
    Actuellement, de nombreux dossiers sont présentés en raison de ruptures de parcours suite à la crise sanitaire : arrêt des formations, des stages rémunérés ou pertes d’emplois  pour des demande  d’aides alimentaires ou de financements de formation. Au-delà de la reconnaissance que procure cette présence institutionnelle, cette commission permet aux professionnels de l’OPEJ d’apporter leur regard éducatif et leurs valeurs sur des milliers de situations chaque année et d’avoir une évaluation précise de la souffrance multiforme de la jeunesse à Paris.
  • Appel à solidarité

    Appel à solidarité

    2020-04-10

    Depuis le début de cette pandémie sans précédent, nous avons mis en place des mesures pour garantir la sécurité des enfants protégés, des professionnels pour s’adapter au mieux à la période de confinement.

    Notre secteur de la Protection de l’enfance est mis à l’épreuve. Tous les professionnels de l’OPEJ sont mobilisés chaque jour pour assurer la continuité éducative et des soins auprès des enfants et des familles. La situation est difficile sur le terrain et nous manquons de matériel pour améliorer le quotidien des enfants et des familles.

    Vous pouvez nous aider pour soutenir concrètement les professionnels de la Protection de l’enfance par un don de matériel ou un soutien financier pour l’achat de matériels.

    Nous avons besoin de :
    - matériel informatique et scolaire, jeux pour les familles
    - kits pédagogiques pour assurer la continuité scolaire des enfants suivis par nos services de jour
    - matériel pour monter des projets pédagogiques pendant le confinement

    Nous sommes certains que votre engagement pour notre Fondation sera à la hauteur des moyens que nous mettons en place pour protéger les enfants et améliorer le quotidien des familles et des enfants.

    Les équipes et les enfants vous remercient par avance pour votre contribution.

    Comment nous soutenir ? Vous pouvez faire un don en ligne, ou par chèque ou en nature. Chaque don donne bien droit à l’envoi d’un reçu fiscal.

    En ligne : sur notre page dons
    Par chèque : à l’ordre de la Fondation OPEJ. Envoi à l’adresse suivante : Fondation OPEJ 10 rue Théodule Ribot 75017 Paris.
    En nature : vous pouvez joindre Virginie Delumeau, chargée de la communication et du développement : virginie.delumeau@fondation-opej.org ou T. 06 70 10 48 41
  • Une nouvelle relation avec les familles de Sarcelles

    Une nouvelle relation avec les familles de Sarcelles

    2020-04-10
    Notre Service d’accueil familial et éducatif de jour étant en veille, l’équipe ne peut plus recevoir les familles. Elle a donc mis en place, dès la 2ème semaine de confinement, une équipe mobile qui se déplace à Sarcelles.

    Virgile Consoli, animateur socio-éducatif au SAFEJ, joint au téléphone nous explique comment travaille l’équipe.

    - En quoi consiste concrètement ce dispositif ?
    Depuis le début du confinement, toute l’équipe du service est mobilisée. Les éducateurs, l’éducatrice scolaire et les psychologues sont en lien permanent avec les familles suivies habituellement : appels téléphoniques ou vidéo grâce aux divers logiciels ou applications via internet. Le tout coordonné par Virginie Bokobza, notre directrice. Cette nouvelle relation que l’équipe a dû inventer pour soutenir les familles est très intense, les entretiens parents-psychologues ou enfants-psychologues sont fréquents, presque plus qu’en temps normal.
    Concrètement, les éducateurs nous font remonter les besoins identifiés dans les familles et nous laissent des instructions très précises. Un sac est préparé pour chaque famille et apporté à leur domicile, avec toutes les précautions sanitaires nécessaires et la distanciation sociale.

    - Combien de familles visitez-vous ? À quelle fréquence ?
    La première semaine, 6 familles, la seconde 11 et le nombre risque d’augmenter.
    Nous y allons une fois par semaine, le mercredi. Nous allons probablement passer à deux fois par semaine prochainement. Nous tournons, avec Sabine Bensimon, éducatrice scolaire ; Shanèse Khelfi et Johanna Dufoulon, éducatrices spécialisées.

    - Quels sont les besoins que vous avez repérés ?
    Pour commencer, ce sont des besoins très courants liés aux difficultés matérielles auxquelles sont confrontées les familles. Elles ne sont pas forcément équipées d’imprimante alors nous leur avons apporté les justificatifs de déplacements obligatoires pour toutes sorties, les devoirs des enfants, des coloriages, des jeux éducatifs, etc. Puis, pour que ces temps de confinement soient également des moments où le lien parents-enfants est maintenu et que les enfants s’amusent, nous avons apporté des jeux de cartes et de société.


    - Comment se passe la continuité pédagogique ? La situation est inédite pour les parents et les professeurs. Les enseignants tentent d’accompagner leurs élèves avec des moyens parfois très limités et il arrive que l’accès à la famille soit compliqué, voire inexistant. Comment les éducateurs du SAFEJ interviennent ?  
    Les éducateurs sont en lien direct avec les enseignants qui leur transmettent des consignes et des fiches de travail. Notre équipe fournit ces documents aux parents pour leur permettre de faire travailler leurs enfants. Des dispositifs d’aide sont expérimentés, comme par exemple un soutien scolaire par skype. Mais la continuité pédagogique reste compliquée à maintenir. 

    -Votre équipe entière est très mobilisée pour que les familles ne soient pas seules dans cette période très particulière et par tous les moyens possibles. C’est une vraie chaîne. Comment les familles vivent ce passage de l’équipe mobile ?
    Notre passage n’est que la « partie émergée de l’iceberg », l’équipe d’éducateurs et de psychologues travaille énormément ce lien tous les jours. Même si ce passage est bref dans leur semaine, nous remarquons qu’il est essentiel. D'avoir un véritable échange physique, même avec la distanciation sociale imposée par la situation a son importance. Les familles peuvent compter sur nous, elles le sentent, cela les apaise un peu.

     

     

     
  • Dispositif de cellule psycho-éducative pendant le confinement

    Dispositif de cellule psycho-éducative pendant le confinement

    2020-04-08

    Nicole Amouyal-Cohen, directrice de la Maison des familles et des cultures présente le projet.
     
    La Maison des familles et des cultures, lieu privilégié de soutien à la parentalité tente d’adapter des fonctionnements différents : l’équipe composée de psychologues, de médiatrices familiales et d’une éducatrice de jeunes enfants ont vu leurs activités décliner, compte tenu du contexte actuel.
    Les visites médiatisées en présence d’un tiers, les espaces de rencontre à destination des parents dont les droits de garde ont été suspendus, les médiations familiales qui proposent un dispositif de régulation des conflits conjugaux, le pôle à l’exclusion scolaire destiné aux jeunes en souffrance dans leur scolarité, ne peuvent s’exercer dans ces conditions.

    Pourtant, dans cette période de confinement, tous les professionnels restent attentifs aux besoins des familles, des couples et des enfants et sont en lien régulier avec leurs situations.
    Les professionnels font face aux difficultés de compréhension de certaines familles, aux désarrois de certains de ne pas voir leurs enfants, aux enfants placés d’être à distance de leurs familles.
    Cette réalité que nous concevons est parfois difficile à accepter et notre souci premier est d’apaiser la situation et d’amener chacun à supporter et surmonter ce contexte.

    Dans un souci de solidarité, un dispositif d’accompagnement et de soutien psychologique va être mis en place pour un complexe scolaire parisien situé dans le 11ème arrondissement qui regroupe un peu plus de 2000 élèves. Notre équipe de la MFC est partie prenante dans ce projet et va tenter de répondre sous forme de permanences journalières aux besoins des familles, des jeunes et des enfants.

    L’équipe du Point accueil écoute jeunes est, elle aussi, en lien permanent avec les personnes dont elle s’occupe. Les deux psychologues, l’éducatrice spécialisée, et nos intervenantes extérieures gèrent les problématiques des jeunes et des familles en difficultés. Des enfants, dont les parents sont étrangers, ont besoin d’aide pour comprendre leurs devoirs et répondre à la commande de l’Éducation Nationale ; des enfants font face à des angoisses liées à leurs vécus et histoires ; des jeunes sont contraints de supporter des climats familiaux anxiogènes ; une jeune fille majeure a été placée in extremis dans un des studios de la Résidence étudiante car elle n’avait plus d’hébergement.

    Il nous semble indispensable de travailler conjointement avec nos partenaires et pouvoir répondre à nos missions malgré ce confinement.

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Publications

  • Isaac Pougatch, le pédagogue

    Isaac Pougatch, le pédagogue

    2021-07-01
    Né à Kiev (Ukraine) en 1903, il passe ses deux premières années dans un shtetl de Russie blanche, puis à Genève, après le pogrome de Kiev de 1906.

    Arrivé à Paris en 1923, il se partage entre la direction d’une galerie de tableaux modernes et ses activités littéraires : traductions du yiddish et collaboration à divers journaux juifs. Son activité d’éducateur commence en 1933, en donnant des cours de judaïsme à des jeunes réfugiés juifs d’Allemagne et dans diverses associations juives.

    Pendant la guerre, il est cadre à la maison des Éclaireuses éclaireurs israélites de France (EEIF) à Moissac, et il dirige le chantier rural EEIF et OSE à Charry (Tarn-et-Garonne). Envoyé en Suisse par les résistants juifs, il sera le pédagogue attitré des jeunes réfugiés juifs.

    En 1946, de retour à Paris, il fonde le Centre de formation de moniteurs pour maisons d’enfants de déportés et pour mouvements de jeunesse, au Plessis-Trévise, dans le Val-de-Marne. Il prolongera cette activité de formation à Paris, de 1951 à 1958, au Centre éducatif.

    En parallèle, il dirige le journal pour enfants « AMI » (1949-1964) et poursuit sa carrière de traducteur et d’auteur, notamment comme collaborateur de l’Encyclopædia Universalis pour la littérature yiddish, et de l’émission « Écoute Israël » (1955-1972). Il a publié notamment « Se ressaisir ou disparaître » (Éd. de Minuit, 1956),   « Les Juifs de France » (Tel Aviv, 1976), Figures juives (Éd. Ramsay, 1984) et six ouvrages sur les fêtes juives, écrits spécialement pour l’OPEJ, entre 1947 et 1951.
    Ces livres n’ont rien perdu de leur force et certains ont été réédités par l’Alliance israélite universelle.

    extrait du livre “Accueillir l’autre” édité à l’occasion des 70 ans de l’OPEJ, 2015
    lien vers la présentation du livre
  • Revue de presse

    2021-07-01
    À Sarcelles, des éducateurs, face à la guerre des bandes. David Prochasson in ASH N°3215.
    Consulter l'article
  • Rapport annuel 2019

    Rapport annuel 2019

    2020-12-09
    L’année a été marquée par un fort développement de nos services pour accompagner, écouter, soutenir les familles et les enfants et accueillir leur complexité sociale et éducative.
    Nos missions de protection de l’enfance, de soutien à la parentalité, de prévention éducative et d’accueil inconditionnel des jeunes pour leur pleine insertion, sont ainsi portées, avec conviction et engagement, par nos équipes pluridisciplinaires.

    Retrouvez les activités et les événements de tous les services de la Fondation.
    Télécharger ici le rapport annuel 2019.
  • Rapport annuel 2018

    Rapport annuel 2018

    2019-12-01
    La Fondation OPEJ s’est particulièrement attachée à promouvoir des projets d’inclusion sociale pour lutter contre la précarité et la fragilité des jeunes et des familles suivis.
    Le professionnalisme de nos équipes pluridisciplinaires, l’engagement des membres du Conseil d’Administration de l’OPEJ, la confiance et la fidélité de nos partenaires publics, l’apport de nos divers partenariats ont été essentiels à la réussite de ces actions.

    Retrouvez les activités et les évènements de tous les services de la Fondation.
    Télécharger le rapport annuel 2018 de la Fondation OPEJ.
  • Rapport annuel 2017

    Rapport annuel 2017

    2018-11-08
    En 2017, l'accueil, l'écoute, l'orientation proposés toute l'année dans nos services et établissements ont permis à plus de 3000 personnes de bénéficier d'une mesure d'aide, d'orientation ou de protection. La confiance construite chaque jour est une force qui installe l'OPEJ aux côtés de chaque enfant et sa famille.
    Retrouvez les activités et les évènements de tous les services de la Fondation.
    Télécharger le rapport annuel 2017 de la Fondation OPEJ.
  • Rapport annuel 2016

    Rapport annuel 2016

    2018-01-02
    L'année 2016 a été déterminante dans la définition des objectifs des 3 années à venir. Les missions ont été redessinées autour de grandes orientations : prévenir, protéger et accompagner.
    Retrouvez l'ensemble des événements de la Fondation et l'actualité des services.
    Télécharger le rapport annuel 2016
  • Whoozart : 70 ans de l'OPEJ

    Whoozart : 70 ans de l'OPEJ

    2015-06-16
    Whoozart, la Webtv arts, cultures et société a réalisé une émission spéciale sur les 70 ans de l’OPEJ.
    Ce document est disponible ici.
  • Rapport annuel 2015

    Rapport annuel 2015

    2017-05-19
    L’année 2015 est une date anniversaire pour l’OPEJ : durant 70 ans, elle a su se renouveler, se diversifier, créer des partenariats pour porter toujours plus loin l’épanouissement des enfants, des jeunes et de leurs familles pour une autonomie et un bien-être retrouvés. Retrouvez l’ensemble des évènements des 70 ans et l’actualité des services pour l’année 2015.
    Télécharger le rapport annuel d'activité 2015.
  • Accueillir l'autre. De l'oeuvre de protection des enfants juifs à la Fondation OPEJ

    Accueillir l'autre. De l'oeuvre de protection des enfants juifs à la Fondation OPEJ

    2017-05-19
    Pour célébrer le 70ème anniversaire de l’OPEJ, la Fondation OPEJ Baron Edmond de Rothschild publie Accueillir l’autre. Cet album réalisé à partir de dizaines d’entretiens avec des témoins de son histoire, enfants et éducateurs est illustré de photographies de photographes contemporains et de documents d’archives. C’est un beau livre à lire autant qu’à regarder.

    L’album Accueillir l’autre est à l’image de la diversité des femmes, des hommes et des jeunes de l’OPEJ, des 30 cultures différentes qui y sont représentées et des multiples formes d’aide qu’elle met en oeuvre : il évoque l’OPEJ de 1945 tout en faisant découvrir la Fondation OPEJ de 2015; il est à l’écoute de la voix des témoins, enfants et éducateurs; il fait entendre leur vécu : l’arrivée, la vie quotidienne, les fêtes, le départ; il évoque leurs lieux : Marseille, Rueil- Malmaison, Maubuisson, les colonies de vacances ; il fait revivre quelques-unes des grandes figures de l’OPEJ ; il fait visiter les services ouverts d’aujourd’hui; il donne la parole à des personnalités qui éclairent son action : les grands rabbins Sirat et Bernheim, le rabbin Pauline Bebe et le Dr Cyrulnik.

    Sans réduire la diversité des voix individuelles, ce bel album témoigne de la continuité de l’action de la Fondation OPEJ et de sa fidélité à l’esprit de résistance qui animait ses fondateurs, issus de l’Armée juive clandestine et du Service d’évacuation et de regroupement des enfants.
    ‣ 256 pages
    ‣ illustrations couleurs ‣ 18x26 cm
    ‣ juin 2015
    conception et réalisation éditoriale : Philippe Blanchard, La Compagnie d’écriture
    création et réalisation : Maison Sagan
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